Mondial 2014: Le Syli fait rimer renaissance et prudence

346 0
Le Syli de la Guinée

Il est des anniversaires dont les célébrations servent de souvenir fondateur. Il y a deux ans en Angola, à quelques mois de la première Coupe du Monde de la FIFA sur le continent africain, la Guinée manquait à l’appel de la Coupe d’Afrique des Nations de la CAF. L’Angola célébrait les Pharaons pendant que le Syli national pansait ses plaies. Absente coup sur coup des deux grandes compétitions internationales après deux quarts de finale successifs lors des CAN 2006 et 2008, la Guinée a digéré ces échecs et fait sa mue.

« L’équipe nationale a subi beaucoup de changements dans son fonctionnement. Nous sommes repartis sur de nouvelles bases et cela s’est vu lors des qualifications pour la CAN », confirme Ibrahima Diallo àFIFA.com. Symbole du renouveau d’une équipe nationale revigorée, le latéral gauche de Waasland-Beveren en Belgique, parle de cohérence pour expliquer la renaissance d’une équipe remise sur les bons rails par Michel Dussuyer.

Question d’équilibre
« Le fait que le sélectionneur connaisse la maison pour avoir déjà entraîné l’équipe nationale auparavant est un gros avantage », énonce Diallo, titulaire incontournable depuis le retour en poste de Dussuyer, déjà sélectionneur entre 2002 et 2004. « Il a su construire un groupe équilibré où se côtoient des anciens, des joueurs qui comme moi sont là depuis presque trois ans, et des plus jeunes. Chacun partage et apprend. L’équipe est soudée, tout le monde a vraiment l’envie de bien faire. »

Tombeur surprise du Nigeria pour valider son billet pour la CAN 2012, le Syli national s’est rassuré en match amical il y a deux semaines face au Burkina-Faso (1:1) après la lourde défaite contre le Sénégal (1:4) quatre jours plus tôt. « Notre marge de progression est encore grande », juge l’ancien latéral gauche du Sporting de Charleroi et du KV Beveren. « Avoir sorti le Nigeria a amené de bonnes ondes dans et autour du groupe. Mais il faut rester prudents et garder nos vertus. »

Dans un Groupe B comprenant les favoris ghanéens, les surprenants Botswanais et d’imprévisibles Maliens, les Guinéens ont en effet tout intérêt à arriver médiants en Guinée équatoriale et au Gabon. « La qualification était une étape, le plus dur reste à faire », annonce Diallo, qui prône ambition et prudence. « On aura les crocs et je suis certain qu’on va donner le meilleur de nous-mêmes. Pour au moins pouvoir se regarder dans la glace si ça se passe mal et qu’on tombe trois fois sur plus fort que nous. On va se donner les moyens de s’en sortir. Mais si nous restons aussi unis et solides, cela devrait nous permettre de faire quelque chose. »

Sans marge d’erreur
« Notre marge d’erreur est nulle », estime Diallo, qui ne veut pas brûler les étapes et se concentre les échéances continentales avant de penser à ses ambitions mondiales. « Le Botswana, le Ghana et le Mali sont trois grosses équipes. C’est un premier test avant les matches importants de juin. Mais je ne crois pas qu’une contre-performance à la CAN puisse nous déstabiliser avant le début des qualifications pour la Coupe du Monde », poursuit Diallo, aussi pointilleux que son sélectionneur, qu’il juge « très insistant sur la rigueur sur comme en dehors du terrain. »

« Dans une saison comme celle-là, la récupération et l’utilisation des plages de repos sont primordiales. Nous sommes tous des professionnels et chacun saura se gérer pour être en forme en juin, je n’en doute pas une seconde », annonce-t-il.

Le doute justement, ennemi ancestral du footballeur, le Syli l’a chassé de son vestiaire. Reste maintenant à trouver la confiance pour effacer les mauvais souvenirs et construire un bel avenir.

Photo: AFP

Source: FIFA

Avatar

Redaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

Article du même genre

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *