USSU-BF : Tout n’est pas que du beurre

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Depuis la relance des compétitions de l’Union des Sports Scolaires et Universitaires du Burkina Faso (USSU-BF), les élèves, étudiants et encadreurs ont trouvé un cadre d’expression idéal pour exprimer leur talents sportifs. Si tout semble bien se passer, il n’en demeure moins qu’il existe quelques difficultés.

Le président de la Ligue du nord de l'USSU-BF Mamadou Ouattara

L’Union des Sports Scolaires et Universitaires du Burkina Faso (USSU-BF) rencontre quelque problèmes dans son organisation. S’il ne s’agit que de détails, il n’en demeure pas moins qu’il est important de les résoudre pour la bonne marche de cette compétition. Devant la presse le dimanche 25 mars 2012, le président de la ligue du nord de l’USSU-BF, Mamadou Ouattara a relevé des difficultés qu’il rencontre pour organiser les compétitions et particulière les quarts de finale dans la region du nord. Le principal problème concerne la prise en charge de certains encadreurs. Dans la ligue du nord, ceux venant d’autres provinces comme le Lorum, le Passoré et le Zandoma sont considérés comme des résidents alors que les compétitions se déroulent à Ouahigouya dans la province du Yatenga. Le déplacement et l’hébergement donc nécessitent une prise en charge. Pourtant, ils ne bénéficient que des frais de communication et de l’argent du carburant. Certains encadreurs avaient même décidé de ne pas toucher ces primes s’ils sont considérés comme des résidents de Ouahigouya. «Nous avons dû passer par des conciliabules pour que ces encadreurs acceptent de participer à la compétition et prendre ces sommes forfaitaires qu’on leur propose » explique Mamadou Ouattara.

Les ligues n’ont pas un budget autonome. Ce qui ne leur permet aucune marge de manœuvre. « Tout est calculé au millimètre près à Ouagadougou  avant que l’argent n’arrivent chez nous » souligne Mamadou Ouattara qui ajoute que « dans le cadre du processus décentralisation, les ligues devraient avoir un budget autonome pour développer des initiatives ». Selon ses explications, sur une dizaine de membres de  la ligue, seulement trois bénéficient d’une prise en charge lors des réunions. Ce qui décourage souvent les autres. Très souvent, les moyens n’arrivent pas à temps. Ce qui ne permet pas de prendre en charge rapidement les délégations qui effectuent le déplacement.

Mamadou Ouattara souhaite que des initiatives soient prises pour adopter un calendrier qui ne soit pas en inadéquation avec le système éducatif. « C’est gênant que les cours soient suspendus pendant que se deroulent les compétitions de l’USSU-BF. Les professeurs perdent beaucoup d’heures pendant cette période avec des devoirs souvent reportés. Ce qui ne les arrangent pas » affirme t-il. Dans cette même logique, il voudrait que les élèves au lieu d’être logés dans des salles de classes et qu’ils dorment à même le sol, il serait bien de les héberger dans des dortoirs. Le président de la ligue du nord pense que la ville de Ouahigouya a suffisamment de centres d’hebergement pour satisfaire toutes les délégations. Mamadou Ouattara souhaite également une planification du départ des délégations qui rentrent souvent de façon prématurée alors qu’elles doivent attendre la fin de la compétition. Mais sur ce point, peut-on vraiment empêcher des équipes qui ont fini leur compétition et qui souhaitent rentrer ? Il serait tout de même bien que ceux-ci puissent rentrer à temps s’ils n’ont plus rien à faire sur le terrain de jeu.

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