Alain Nana : « L’argent ne nous empêche pas de travailler »

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Les Étalons cadets entre en scène pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2013. Alain Nana, l’entraîneur adjoint de cette formation reconnait qu’il ne manque pas de difficultsé dans la préparation même s’il ne veut pas s’étaler sur le sujet. Pour lui, le payement des salaires n’est pas un handicap pour la préparation des moins de 17 ans.

L’entraineur adjoint des Etalons U17 Alain Nana

Burkina 24 (B24) : A quelques jours du match contre la Namibie (ndlr l’entretien a eu lieu le mardi 2 octobre 2012), est ce qu’on peut dire que vous avez votre groupe comme vous le souhaitez ?

Alain Nana (A.N) : On a une équipe avec laquelle nous travaillons qui peut encore être améliorée. Mais on ne peut pas trop se prononcer car c’est le jour j qu’on peut connaitre vraiment son équipe.

B24 : Vous avez organisé au moins trois stages et à l’issue, quels sont les joueurs qui se distinguent ?

A.N : Dans une équipe il y a toujours des joueurs qui sortent du lot, qui donnent satisfaction mais on a toujours l’habitude de dire qu’on est satisfait de tout le monde parce que c’est par le concours de tous les joueurs qu’on a tiré les 18 pour le jour du match.

B24 : Il arrive souvent qu’on fasse appel à des jeunes burkinabè vivant à l’extérieur. Est-ce que vous avez prévu de faire appel à certains ou vous préférez vous concentrez sur les locaux.

A.N : Ce que je vais dire n’engage que moi. A mon avis, si on doit convoquer un cadet professionnel comme on le dit, est ce qu’ils sont mieux que ceux que nous formons ici ? C’est vrai qu’il nous manque un championnat de petites catégories mais je ne pense pas qu’en cadet, on ait besoin de joueurs expatriés. C’est mieux avec les juniors parce que c’est dans cette catégorie qu’on doit voir le bon joueur. En cadet, c’est la formation. Donc on n’a pas besoin de professionnels.

B24 : Est-ce que tout est réuni pour assurer la qualification à savoir les moyens financiers, le soutien de la fédération… ?

A.N : C’est comme dans ton métier de journaliste. Je pense que tu ne peux pas dire que tu es totalement satisfait de ton patron. Il y a toujours de petits couacs mais, nous sommes des techniciens et le technicien s’attèle toujours à travailler pour sortir le meilleur groupe possible. Le soutien dont vous parlez, si on ne l’avait pas, nous n’aurions pas été nommés, nous ne serions pas à l’internat pour préparer ces éliminatoires. On ne peut pas dire qu’on est totalement satisfait mais on travaille pour sortir la tête de l’eau et gagner notre match parce que c’est un challenge pour nous.

B24 : Quelles sont les difficultés que vous rencontrez?

A.N : Ce sont les mêmes difficultés comme dans votre travail…

B24 : Est-ce que vous avez été payé ?

A.N : Je ne parlerai pas de salaire parce que le salaire ne nous empêche pas de travailler. C’est vrai que c’est le minimum vital pour nous mais actuellement nous ne faisons que notre travail. Tout ce que nous demandons, c’est que le peuple burkinabè nous soutienne pour qu’on puisse atteindre nos ambitions. Ce n’est pas chez nous seulement qu’il y a des problèmes. C’est partout.

B24 : On revient pour parler de jeu, quelles stratégies avez-vous mis en place avec l’entraineur principal, Moctar Barro, pour gagner le match puisque vous jouez à l’extérieur ?

A.N : Parlant de stratégie, c’est comme si on va en guerre et on dit déjà comment on va attaquer. C’est perdu d’avance. Nous n’avons pas à parler de notre strategie dans les médias. Vous allez le découvrir sur le terrain. Si je dévoile cela, ce ne serait plus une stratégie  On espère que celle qu’on va mettre en place sera la meilleure.

B24 : Ces éliminatoires seront un gros défi surtout que la génération précédente à remporter le titre au Rwanda en 2009.

A.N : Sur ce plan c’est un défi mais si on prend de l’autre revers est ce que c’est un défi ? Est-ce que ce sont les mêmes qui vont jouer ? On ne peut pas garder la même équipe pour aller jouer même si on détient la Coupe. Il faut rechercher de nouveaux joueurs pour aller défendre le titre. Sur ce plan là, ce n’est plus le même enjeu techniquement parlant. Nous sommes de jeunes entraîneurs qui montons et nous voulons montrer ce dont nous sommes capables. Les cadets, on est obligé à chaque fois de renouveler. Comme il n’y a pas de championnat des moins de 17 ans, on est obligé de s’atteler avec les quelques centres qui sont là pour former une équipe compétitive. Nous on les prend et on essaie de leur donner la compétition. En cadet, on ne peut pas parler d’aller défendre le titre mais de se préparer pour remporter une prochaine fois le même titre. C’est ce que nous essayons de faire. 

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