Souleymane Sawadogo: « J’espérai aller à la CAN, malheureusement… »

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 Professionnel burkinabè de 21 ans, Souleymane Sawadogo est un footballeur évoluant à Clermont foot en ligue 2 française. Connu par sa pointe de vitesse, ses appels de balle, il a montré qu’il avait les qualités pour faire souffrir une défense. Passé par le championnat national avant de rejoindre l’hexagone, il fait partie des espoirs du football burkinabè. Burkina 24 l’a rencontré.

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Burkina 24 (B24) : Vous avez été formé à l’ASEC d’Abidjan. Dites-nous comment avez intégré ce club ?

Souleymane Sawadogo (SS) : À l’ASEC,  chaque deux ou trois ans,  il y a des recrutements qui se font. J’étais envoyé en essai par le président de l’équipe où j’étais, le Lion star de Koumassi, dont le président est Koné Abdoulaye et j’ai été sélectionné pour intégrer le centre de formation.

B24 : Après l’ASEC, quelle a été la suite de votre parcours jusqu’à Clermont ?

SS : Après une formation de trois ans à l’ASEC Mimosas, j’ai été à SUFA pendant un an avant de rentrer au Burkina, où j’ai joué au CFO en deuxième division, puis en première division à l’USFA avant de rejoindre l’Auxerre en 2011 où j’ai joué pendant trois ans et depuis 2014, j’ai signé avec Clermont foot.

B24 : Tu es souvent passé dans des équipes de jeunes du Burkina. Racontez-nous tout cela ?

SS : Quand je me suis engagé avec le CFO qui était en deuxième division. J’ai été repéré par le staff de l’équipe nationale qui m’a convoqué après un match, donc après avoir joué en junior,  j’ai été en espoir.

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B24 : Il fut un moment où l’on disait que tu étais courtisé par la Côte d’Ivoire… ?

SS : Oui,  c’est vrai mais c’était pour les petites catégories. Mais j’avais déjà opté pour le Burkina.

B24 : Pourquoi as tu donc choisi le Burkina ?

SS : J’ai choisi de défendre les couleurs du Burkina Faso parce que c’est  mon pays d’origine. En plus,  j’ai pensé que je pouvais plus apporter au Burkina.

« …Malheureusement,  je n’ai pas été sélectionné »

B24 : Est-ce que tu as pensé à un moment que tu aurais pu participer à la CAN 2015 avec les Etalons ?

SS : Oui,  j’avais l’espoir d’aller à la CAN, malheureusement,  j’ai pas été sélectionné. A moins de travailler pour espérer faire partie de la prochaine sélection.

B24 : Comment as-tu vécu la débâcle des Etalons à la CAN 2015 ?

SS : J’étais déçu comme tout Burkinabè. En plus,  souvent dans nos clubs,  on se chambre aussi entre joueur d’origine africaine par rapport aux résultats de nos pays. (Rires)

B24 : Avec Clermont, quels sont les objectifs que tu t’es fixé ?

SS : Mon objectif c’est de faire une bonne saison, espérer avoir un autre club. Mais pour l’instant,  j’ai un contrat de deux  ans avec Clermont foot et je travaille pour donner le meilleur à mon équipe.

B24 : Comment cela fait d’être entraîné par une femme ?

SS : C’est la première fois et on s’adapte.

B24 : Y a-t-il une différence entre sa méthode et celle des hommes qui t’ont entraîné jusque-là ?

SS : Elle entraîne bien, si elle a été mise à ce poste c’est qu’elle a les qualités qu’il faut. La seule différence c’est qu’elle ne peut pas rentrer dans les vestiaires comme un homme

 Elle envoie l’adjoint quinze minutes avant pour qu’on s’habille si elle doit venir.

B24 : Quels sont vos rapports avec les autres footballeurs burkinabè ?

SS : J’ai quelques bon rapports, surtout avec Alain Traoré avec qui j’étais à Auxerre.

B24 : Quels sont tes joueurs modèle ?

SS : Theo wollcott, Arian Lenon et Lucas Moura.

 

 

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