Le monde équestre veut le retour du pari hippique burkinabè

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L’hippodrome du quartier Hamdallaye de Ouagadougou a abrité une compétition de course équestre le dimanche 29 avril 2019. Cette compétition soutenue par la Loterie nationale burkinabè (LONAB) pourrait préparer le retour du pari hippique burkinabè attendu par de nombreux fans de l’hippisme.

La Fédération burkinabè de sport équestre Rachid Nacoulma (2e droite) espère le retour du pari hippique

Il y a quelques années, les courses hippiques sur l’hippodrome de Hamdallaye drainaient du monde. Même si les courses équestres gardent toujours leur popularité, les acteurs du sport équestre prient pour le retour de ces courses. Cependant, le retour de telles compétitions nécessite un accompagnement de la Loterie nationale burkinabè (LONAB). L’accompagnement de cette structure lors d’une course disputé le dimanche 28 avril 2019 sur l’hippodrome du quartier Hamdallaye de Ouagadougou pourrait être le début processus.

En effet, trois courses se sont disputées sur l’hippodrome de Hamdallaye. La première course a concerné les poulains, les chevaux âgés de moins de trois ans. Cette Course qui se disputait sur une distance de 800 mètres a vu la victoire du cheval Endame Nasir (deux ans) avec pour jockey Amed Keita. Le cheval Kiswen Sida de Alassane Ouédraogo arrive en deuxième position tandis que Kaossara de Amidou Ouédraogo a pris la troisième position.

Dans la catégorie des métisses, sept chevaux ont pris le départ. Mais la victoire est revenue à Pain de Piste chevauché par Oumarou Sanou qui a été le plus rapide sur une distance de 2100 mètres. Le cheval Allah Baraka M (neuf ans) du jockey Issa Zongo qui est arrivé en deuxième position devant le cheval Aziz Nagodi du joecky Aziz Ouédraogo. Sur la même distance mais pour une course réservée à la race locale, c’est Wend So monté par Inoussa Sawadogo qui est arrivé en première position devant Dieu donné de Aziz Ouédraogo et Koulmane Kasir de Amed Keita. Près d’un million 250 mille ont été distribués aux différents lauréats.

 « Nous avons assisté à deux courses qui nous rassurent véritablement qu’il y a de la qualité au niveau de ce monde du sport. C’est une satisfaction que je tire », soutient le Directeur commercial et marketing de la LONAB Aymar Tiendrébéogo qui se rappelle de cette époque où la course hippique mobilisait du monde. Selon ses explications des projets sont en vue pour la résurrection du Pari hippique burkinabè.

Relever le défi organisationnel

« Il y a eu une époque où conjointement nous avons organisé un pari que nous avons nommé le PHB. Nous travaillons avec la fédération pour assoir des bases solides afin que véritablement, s’il y a des projets que nous puissions les structurés pour le bien-être du monde du cheval », confirme Aymar Sawadogo qui met l’accent sur l’aspect organisation des courses. Accompagné de ses services techniques chargés du pari, le directeur commercial et marketing de la LONAB a suivi les différentes infrastructures de préparation des courses. Il estime que le travail abattu est déjà intéressant.

La Fédération burkinabè de sport équestre (FBSE) dirigée par Rachid Nacoulma est consciente des insuffisances. Pour cela, elle entreprise un processus de structuration pour que le retour du PHB se fasse dans de bonnes conditions.

« Depuis qu’on a discuté avec la LONAB par rapport à l’accompagnement, il y a un travail de fond qui a été fait. On a classifié les chevaux en cinq groupes. Les poulains, les locaux, les métissés, les talons (venus du Tchad) et les chevaux de races améliorés. Les chevaux, les entraîneurs ont reçu leur licence. Avec la LONAB, on a mis en place une base de données qui nous permettra de les suivre. C’est déjà quelque chose d’important qui a été fait. Il y a également une formation par un moniteur international burkinabè», assure Rachid Nakoulma. Pour lui, le retour du PHB permettra de créer de l’emploi pour les acteurs du sport équestre, les commerçants, les riverains de l’hippodrome etc.

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